les portraits esf : Gilbert Orcel

Portrait en deux questions :

Gilbert Orcel  

"Comment je suis devenu moniteur?"

Quand tu nais à Huez, que toutes les rues sont en pente et que tu apprends à skier sur des douves de tonneaux avec tous tes copains de l'école, le ski est ancré en toi dès que tu viens au monde. En plus on se faisait sacrément enguirlander par les parents car on dévalait  les rues à toute berzingue, ils mettaient de la cendre pour que la neige fonde mais on trouvait toujours des astuces ! Ma première paire de ski, j'avais 10 ans. Je les chérissais. J'avais même pris le fer à repasser de ma mère, sans lui dire bien sur,  pour les farter. Quand elle s'en est aperçue, je me suis bien fait secouer !  Je n'ai jamais pris de cours et je vais vous dire : pour tourner à droite ça allait bien, mais pour tourner à gauche, je m'asseyais dans la neige et je balançais les skis de l'autre côté ! Un peu plus tard, il y eut deux tire-fesses à Huez, là j'ai pu vraiment m'entrainer. Le premier nous remontait à la patte d'oie, On devait ensuite déchausser, traverser la route et prendre le second. Celui là il te montait jusqu'à l'Eclose, mais il te soulevait tellement haut que c'était une grande aventure que de rejoindre l'Alpe ! En 1960 une avalanche a tout emporté et on s'est battu pour rétablir une liaison depuis le village, alors je suis rentré au conseil municipal en 1971 et n'en suis jamais parti, afin de défendre mon village, de le représenter.

En 1964, je passe le capacitaire et depuis tous mes hivers sont sur les skis. C'est comme respirer pour moi. Il y eut aussi l'armée dans l'artillerie de montagne, c'était fabuleux. Par deux fois le Mont Blanc nous a échappé à cause du mauvais temps, mais j'ai pris ma revanche en 2010. Fantastique.

Je suis devenu électricien pendant 35 ans,  mais j'ai fait tous les métiers par ici. Je  remplaçais mon père qui était facteur sur la tournée de Villard reculas, à vélo, à cheval. Si les conditions étaient difficiles les gens de Villard me rejoignaient au Pas de la Confession.  

 "Mon meilleur souvenir" :

On part en cours collectif Hors piste à Oz. À l'époque il n'y avait pas de remontées à Oz, il y avait un car qui nous attendait. On descend la Combe de Poutran à fond, et quand on arrive au village, y'en a une qui rate son virage, elle a terminé dans un tas de fumier, qu'est ce qu'on a rigolé ! un autre il file dans un sapin , il avait tellement de branches en ressortant qu'on le le voyait plus !  On allait ensuite boire un coup chez Emile Noyrey, le père de jean Yves , je passais derrière le bar et on se racontait la descente. Un coup, on remonte avec deux bus, tous les skis dans le coffre mais on avait mal fermé. Au premier virage, tous les skis ont béné sur la route et bing le deuxième bus qui leur roule dessus. Qu'est ce qu'on rigolait !

Mais faut que je vous raconte aussi la remise de diplôme en 70, une soirée mémorable à la Cordée, ça s'est finit au genépi mais en cours de route on a bien gouté à un peu tout. Je vous retrouve la photo de cette soirée, c'était sublime.

 

 

 

 

"Comment je suis devenu moniteur?"

Quand tu nais à Huez, que toutes les rues sont en pente et que tu apprends à skier sur des douves de tonneaux avec tous tes copains de l'école, le ski est ancré en toi à peine tu viens au monde. En plus on se faisait sacrément enguirlander par les parents car on dévalait  les rues à toute berzingue, ils mettaient de la cendre pour que la neige fonde mais on trouvait toujours des astuces ! Ma première paire de ski, j'avais 10 ans. Je les chérissais. J'avais même pris le fer à repasser de ma mère, sans lui dire bien sur,  pour les farter, quand elle s'en est aperçue, je m'étais bien fait secouer!  Je n'ai jamais pris de cours et je vais vous dire : pour tourner à droite ca allait bien, mais pour tourner à gauche, je m'asseyais dans la neige et je balançais les skis de l'autre côté ! Un peu pus tard, il y eut deux tire fesses à Huez, là j'ai pu vraiment m'entrainer. Le premier nous remontait à la patte d'oie, on devait ensuite déchausser, traverser la route et prendre le second. Celui là il te montait jusqu'à l'Eclose, mais il te soulevait tellement haut que c'était une grande aventure que de rejoindre l'Alpe ! En 1960 une avalanche a tout emporté et on s'est battu pour rétablir une liaison depuis le village, alors je suis rentré au conseil municipal en 1971 et n'en suis jamais parti, afin de défendre mon village, de le représenter.

 

En 1964, je passe le capacitaire et depuis tous mes hivers sont sur les skis. C'est comme respirer pour moi. Il y eut aussi l'armée dans l'artillerie de montagne, c'était fabuleux. Par deux fois le Mont Blanc nous a échappé à cause du mauvais temps, mais j'ai pris ma revanche en 2010. Fantastique.

Je suis devenu électricien pendant 35 ans,  mais j'ai fait tous les métiers par ici. Je  remplaçais mon père qui était facteur sur la tournée de Villard reculas, à vélo, à cheval. Si les conditions étaient difficiles les gens de Villard me rejoignaient au Pas de la Confession. 

 

"Mon meilleur souvenir" :

On part en cours collectif Hors piste à Oz. À l'époque il n'y avait pas de remontées à Oz, il y avait un car qui nous attendait. On descendait la Combe de Poutran à fond, et quand on arrive au village, y'en a une qui rate son virage, elle a terminé dans un tas de fumier, qu'est ce qu'on a rigolé ! un autre il file dans un sapin , il avait tellement de branches en ressortant qu'on le le voyait plus !  on allait ensuite boire un coup chez Emile Noyrey, le père de jean Yves , je passais derrière le bar et on se racontait la descente. Un coup, on remonte avec deux bus, tous les skis dans le coffre mais on avait mal fermé. Au premier virage, tous les skis ont béné sur la route et bing le deuxième bus qui leur roule dessus. Qu'est ce qu'on rigolait !

Mais faut que je vous raconte aussi la remise de diplôme en 70, une soirée mémorable à la Cordée, ca s'est finit au genépi mais en cours de route on a bien gouté à un peu tout. Je vous retrouve la photo de cette soirée, c'était sublime.

 

 

 

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