les portraits esf : Fred Peuvrel

Portrait en deux questions

Fred Peuvrel

Comment es tu devenu moniteur ?

Mon père était pisteur et gendarme et jusqu'à mes 10 ans on habitait Chamonix. Je skiais au club des sports. Puis on est parti à l'IIe de la Réunion et dans la forêt amazonienne. Donc plus de ski, plus de montagne, plutôt du surf... puis après le lycée y'avait un petit quelque chose qui m'attirait vers les montagnes, je suis parti faire mon service militaire au PGHM (peloton de gendarmerie de haute montagne) c'est une unité de secours en montagne. Faut dire aussi que le lycée et moi nous nous étions séparé d'un commun d'accord ! Du coup me revoilà dans les montagnes de mon enfance,  je me mets à l'escalade, à l'alpinisme et je me remets au ski. Le ski c'est comme le vélo, ca ne s'oublie pas, non ? Par contre faut quand même rattraper des années de pratique de slalom, et la première fois que je me présente au test technique, l'examen d'entrée pour le monitorat, j'ai pris une belle valise ! J'attendais le test d'entrée pour rentrer au PGHM, et j'étais en gendarmerie mobile, je vous raconte pas comme j'étais motivé pour passer le monitorat ! Je suis rentré au PG, j'ai bouffé du slalom et j'ai terminé le diplôme en même temps que je préparais l'examen d'entrée pour le guide haute montagne.  Une vie en montagne, une vie de secours en altitude.  Une de nos bases d'intervention en hiver est à l'Alpe d'Huez, à l'altiport, du coup je venais enseigner deux ou trois semaines par hiver selon mes disponibilités, histoire de ne pas perdre le pied avec l'enseignement, parce que j'adore ca.  Une carrière au PG, guide et moniteur, et depuis quelques années j'ai intégré l'ESF de l'Alpe d'Huez et je m'occupe du côté Hors Piste de la pratique. Et quand j'ai un moment, entre deux saisons, je pars vite surfer sur la côte Ouest, histoire de rattraper les deux pendants de mon enfance, la montagne, puis l'océan.

 

 

Quelle est ton meilleur souvenir ?

Quand t'es jeune, tu crois en tout. Je préparais mes examens en montagne, du coup me voilà décidé à skier le couloir Gervasutti au Mont Blanc du Tacul. C'était la troisième fois que je mettais des crampons, je remonte le couloir, seul, et arrivé en haut, je me suis vraiment demandé comment c'était possible de descendre un truc aussi raide !! Et pourtant il fallait bien, et je m'en suis sorti , mais j'ai probablement grillé un joker ce jour là !

 

 

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